La sécurité de l’eau commence par la sécurité financière : ce que le Debt Sale signifie pour les compagnies des eaux belges
Les compagnies des eaux belges doivent investir des milliards d’euros dans les infrastructures, la résilience climatique et la qualité de l’eau, alors que leur marge de manœuvre financière se réduit. Les tarifs restent réglementés, l’accessibilité financière pour les citoyens demeure une priorité et les retards de paiement augmentent. Pour les directeurs financiers, le défi est clair : préserver une capacité financière suffisante pour continuer à investir, sans compromettre la mission de service public.
Comment les compagnies des eaux optimisent leur fonds de roulement et leur trésorerie grâce à la cession de créances
Les compagnies des eaux évoluent dans un cadre réglementaire strict. En Flandre, en Wallonie et à Bruxelles, elles doivent accélérer la modernisation de leurs infrastructures, tout en garantissant l’accessibilité financière et la protection sociale.
Cette situation crée une tension : les besoins d’investissement augmentent, mais il est impossible de générer davantage de ressources financières uniquement par des hausses tarifaires.
Debt Sale : une alternative
En transformant les factures d’eau difficiles à recouvrer en liquidités immédiates, les compagnies des eaux dégagent des ressources financières sans exercer de pression supplémentaire sur les tarifs ni sur les finances publiques. Elles peuvent ainsi concrétiser leurs projets d’investissement tout en poursuivant leur mission de service public.
Pour les directeurs financiers, la vente de créances constitue donc un levier stratégique : elle permet de valoriser les créances en cours et de renforcer la capacité financière de l’entreprise sans imposer de charges supplémentaires aux citoyens ou aux pouvoirs publics.